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JOSH WHITE & JASMINE TEA

By Kate Lalic

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miranda_kerr2_main_5“i suppose you think i’m very brazen. Or très fou. Or something”

“Not at all” he said.

She seemed disappointed. “Yes, you do. Everybody does. I don’t mind. It’s useful.”

– Breakfast at Tiffany’s

Truman Capote

My spine shivers, anxious to see his grin again. I remember his musical hands on my flesh. My laughter still echoes between the cold concrete walls of his studio.

Ghostwriter, he is.

Nelligan, he embodies.

It’s been a while, maybe a little too long…

He knows about Mr. White, he knows about the mask.

Anxious to be rediscovered by his lips

Afraid of being unmasked…again.

Truman Capote was right. Holly Golightly wasn’t a phony.

My alter-ego told me, shhhh…

What would Hepburn do?

Searching for my phone in my  bag, I feel my heart racing.

I can’t help myself, I start texting him: Thinking about you, thank you for the gift. Luv

Une seule journée dans mes pensées peut rendre un homme fou. Les pensées accaparent mon temps. Elles cachent la beauté de la ville.

La faible pluie nourrie le sol malheureux, puis disparaît dès qu’elle touche le sol. Toute comme cette passion qui n’est pas intemporelle. Elle s’étouffe sous le poids de la neige, elle fond sous la canicule, finalement elle s’éteint tout comme un feu de braise. Comment retrouver le printemps où tout est naissant?

Le plateau est immobile. Le crissement de mes longues bottes déchire le silence de l’odeur hivernale. La fourrure onéreuse qui m’entoure me sert de cuirasse face au cosmos.

Je me perds à travers mon souffle chaud qui dessine un nuage en s’échappant de mes lèvres pâles. Mes petits doigts glacés sont figés sur mon cabas  en cuir bordeaux.
Arrivée au studio, je descendis lentement les marches qui me conduisent à un autre pays.

Une odeur d’humidité colle à mes cheveux fraîchement ombrés. J’entends des bruits sourds provenant de l’autre côté de la lourde en bois massif.

Des pas feutrés avancent et ouvrent délicatement pour me laisser entrer. Un homme inconnu me salue, connaissant déjà mon prénom. Mon visage flegmatique s’habitude à la pénombre de la pièce. Les lampes rétro qui éclairent doucement la pièce projettent de longues ombres sur les murs faussement ensoleillés. J’aperçois Nelligan, caché dans l’ombre, il peint son âme sur un piano synthétique. Sa spontanéité vive soulève la fine poussière tremblante sur le sol. Tout vibre autour de moi dans cette caverne d’Ali baba. Je dépose mon cabas sur un fauteuil de velours. Mon corps ne peut s’empêcher d’onduler au rythme des sons provenant de l’Occident mêlé aux tambours d’Afrique.

Ses yeux se dirigèrent vers les miens traversant le magma sonore.

Il pointa une théière égarée sur le coin d’une table. Les effluves du thé au Jasmin libéra mon esprit. La porcelaine fleurie brûla mes mains gercées. La sensation de brûlure exprimait la réalité de la scène, la véracité de mon existence. Soudainement, mon âme cohabitait avec mon corps, cessant de fuir.

Les notes perdurèrent jusqu’à l’aube et le thé s’éternisait. Les discussions entrecoupées d’idéalismes brisés étaient guidés par une trame sonore qui m’était inconnue.

– Qui est-ce?

– Josh White, me dit- il.

Le cordage de mon voilier s’emmêla, mon embarcation vacilla sans avertir. On ne peut pas faire confiance à la mer. Le sel gruge sa coque, ses nœuds coulants gisent inanimés sur le bois glissant.

– Je dois partir, j’avouai.

Il retient mes doigts dans les siens.

– J’insiste.

Kate, he sees money where you see love. Stay here with me.

Here, is anywhere your imagination takes you, anywhere you want to be.

I know you better than you think.

Luv Lalic

 


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About The Kate Lalic

EIC of the Kate Lalic Blog and Brands. Passionate about traveling, fashion and posh lifestyle. The writer of the upcoming book Kate Lalic Tales.

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