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LEAVE THE PAST BEHIND

By Kate Lalic

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Trying to fight my emotions, to keep them underwater. Been lying to myself.

I want to keep the pain away but blood keeps running down my cheeks.

Cold hands are travelling all around my world. We are living in our own little bubble, afraid of grasping a breath of reality.

Reality brings us down to normality. Held only by a fragile string, my mind is swollen, broken.

I can’t see colors anymore. Black, only I see.

Remembering our good times, crying over our past love.  You fell in love with a black leather coat, with shiny brown hair, with a curious tongue in your mouth, with a sweet smell, with an artist, with a reckless person.

You didn’t know, didn’t see the cliff.  A little girl crying herself to sleep, as fragile as a porcelain doll.

Then, with no reason, I was falling deeper and deeper in love. Lying on the ground, nowhere else to go. Nothing tasted as good as your lips, I wanted them to be mine.
 You  teached me to be proud and now I can barely walk straight without you.

 

 

Hier, l’automne est arrivé. Les œuvres littéraires s’emparent de ma chambre. Nelligan traîne sous la couette, ainsi qu’un homme inconnu.  Je me lève doucement et attrapant une robe en soie BCBG et ma veste de cuir surpiquée, Chanel bien sûr.  Mes petites bottes stiletto résonnent sur le trottoir humide. Sur le chemin du collège,  j’accroche quelques regards inquisiteurs. Est- ce mes cheveux? Mon soutien- gorge inexistant?   (Note à moi-même : allez acheter la nouvelle collection de La Perla, divin!) Je fixe ma montre MK, me rappelle la nuit d’hier et le temps qui file. Du coup, je ne me souviens plus vraiment d’hier, étais- ce un rêve?

Je voguais sur le flot d’eau de vie cristalline continu.  Un homme vêtu en Armani s’occupait de tout, tout tournait et s’embrouillait.  Griffintown était gorgé de haute couture et de duplicata.  Les lumières de la ville me semblaient comme une illumination.  J’associais les réverbères aux siècles des lumières de la Renaissance.  – De quoi parles- tu? Tu divagues tellement, prends un autre verre de Crystal et vas à la salle de bain. L’homme me glissa un sachet de fine poudre blanche au creux de la main.

Personne ne comprend, personne ne me comprend.  Mes doigts enchainèrent le sachet et  je me faufilai dans la foule en titubant.

Mon corps s’engourdit jusqu’à l’aube.

 

Un jour quelqu’un m’a dit : les souvenirs se perdent peu à peu dans notre mémoire, mais les écrits restent. Alors, pourquoi ne pas se confier à soi-même?

La musique trembla entre mes tempes, je réalisai que j’allais écrire un livre. J’allais devenir quelqu’un, finalement.

Cette même personne m’a dit que ma vie était tellement remplie d’anecdotes que je devrais écrire un livre. Chers lecteurs, c’est ce que je fais. Je vous offre la possibilité d’entrer dans une fondrière de mon monde.

Tout défile très vite autour de moi, je ne peux saisir le moment présent ni  jouir du carpe diem. Mon corps bouge, mes lèvres parlent, mais ma tête n’est pas présente. Aujourd’hui le ciel est sombre, la chaussée humide et tout le monde ont un air morose.

Des fois, un sourire s’accrochent à mes lèvres, une étincelle traverse mon iris, une décharge de joie réveille mon corps, mais seulement pour un bref moment. Trop bref pour affirmer que je suis complètement heureuse.

Comme Nelligan, dans mon jardin de givre, les fleurs ont le mal de vivre. Je suis une petite pensée qui a ouvert ses pétales pour accueillir les rayons, mais il ne fait que pleuvoir dans ce jardin, Émile.

Ma classe de ballet commence dans quelques minutes. En courant vers le collège, mon cabas Louis Vuitton frappe contre mes cuisses.  La pluie martèle mon visage et surtout mes bottes en suède, Marc by Marc Jacobs.  Emilio, le maître chorégraphe, ne sera pas très gai de voir mon chignon tout éméché.

–        Vous voilà mademoiselle, en retard comme toujours, prenez la barre. Nous allons faire des battements puis enchaîner avec Le lac des cygnes.

Mon justaucorps colle à ma peau mouillée par l’intempérie.

J’enfile mes chaussons rapidement en regardant autour de moi; tous les regards sont rivés vers mon chignon déplacé ou sont- il au courant que mon âme est déchirée?

Les premières notes du piano déferlent, brisent le silence obscur du vaste studio vitré. Les pointes frôlent le sol et les pas de chat créent des échos pris entre les murs de verre.

Luv Lalic.


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About The Kate Lalic

EIC of the Kate Lalic Blog and Brands. Passionate about traveling, fashion and posh lifestyle. The writer of the upcoming book Kate Lalic Tales.

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