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SO LAST SEASON.

By Kate Lalic

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Nous avons une seule journée pour nous cacher sous nos propres mimiques. Nous nous enterrons sous une fausse perception ou un cliché contingenté.

Je me souviens du jour où il m’offrait un petit bonbon en forme de framboise,  ses grandes mains couvraient les miennes.

Ah merde, j’essaie de chasser ses souvenirs flous de ma tête. Que des sottises. Je déteste les framboises. Par contre, j’adore cette journée d’épouvante. Le 31 octobre est la journée internationale des gens pressés. Tout ce trafic qui fourmille le plus rapidement possible pour acheter un déguisement de polyester. Le lendemain, à l’aube, l’atmosphère change de saison. Les citrouilles sont remplacées par les sapins et les déguisements sont troqués contre les pulls de laine aux couleurs festives.

La fin de l’automne se termine par un dernier latte à la citrouille avant que les pains d’épice engorgent les Coffee shops. La razzia des magasins commencera bientôt sur la rue principale de Montréal et la vitrine de la maison Ogilvy sera encore plus fabuleuse que l’année précédente. L’air froid m’empêche de penser. Assise sur le rebord d’une grande vitrine de mode, je scrute la rue peuplée en cherchant la berline de M.White. Il est en retard. Je cherche mon téléphone dans mon cabas, je caresse les cristaux du masque que je me suis procuré pour la soirée masquée. Ces yeux creux m’avertissent. Un danger imminent me guette. Il me colle à la peau. Il me suit malgré les personnages histrioniques qui m’habitent…

Different night, same nightmare.

Crying for help, he comes over, places his hand gently on my forehead. .

Chaque nuit les cauchemars flottent dans mon inconscient.  Ils attendent le bon moment pour perturber mon sommeil et me mutiler sans dédain. Ma peau cuisante,ma blessure vive me sortent des rêveries . Le sixième sens m’avertit du danger pressant. Il me méfie du lendemain. La réalité semble moins lourde lorsque ton sommeil est limbes.  Chaque fois que mes paupières se ferment, ma tête se croit sous l’oreiller dans le seul but de m’asphyxier, de m’encrer dans les profondeurs de la mer. Sans souffle, sans secours, sans géhenne, l’inconscient s’empare de moi. Le présent est déchu… il n’existe plus.

Luv Lalic.

 


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About The Kate Lalic

EIC of the Kate Lalic Blog and Brands. Passionate about traveling, fashion and posh lifestyle. The writer of the upcoming book Kate Lalic Tales.

btt